L’excellence d’un repas au Grand Pré

Hier, dimanche, nous décidons d’aller déjeuner au Grand Pré, à Roaix, pour rompre avec la monotonie de l’hiver. Après cette longue quinzaine de grand froid, il faisait beau, la température plus douce, le mistral assagi, le bleu intense du ciel tranchait sur la grisaille des paysages d’hiver.

Nous mangions à l’intérieur bien sûr avec une pensée pour notre dernière visite en pleine canicule. Atmosphères ! Une plaque de glace flottait encore dans le bassin de la fontaine, les buis, les sauges faisaient un peu triste mine. J’aime cette ambiance feutrée, paisible, hivernale, dans cette vieille maison à la porte rustique, toute rouge, aux murs blancs, une décoration sobre, un service impeccable, l’accueil chaleureux, sympathique, attentif de Flora et Jean-François.

Le repas fut une succession de petits bonheurs. Mon assiette préférée, un carpaccio de poulpe. J’aurais aimé avoir mon appareil photo pour immortaliser le graphisme de la composition, la délicatesse des couleurs, mobiliser aussi la mémoire sensitive pour le raffinement des herbes et des épices. Une merveille.

J’ai aimé aussi l’assiette d’agneau décliné en collier confit et tranches de gigot rosées à point et savoureuses à souhait. Des petits légumes lumineux et croquants et un risotto de petit épeautre du Ventoux aux saveurs de couscous l’accompagnaient.

Je suis rarement séduite par les desserts mais celui-ci m’a conquise. Un gros champignon blanc où se mêlaient le caramel coulant, l’espuma au gingembre, les crèmes à l’orange et à la cardamone, séparées de galettes craquantes.

Je n’oublierai pas d’évoquer le « pré-dessert au citron et citron vert et les mignardises, caramels aux amandes, noix de cajou caramélisées et cornet de poudre pralinée aux épices.

On pourrait citer aussi l’excellent foie gras, légèrement cuit au four, moelleux, fondant avec une moutarde à la figue, sur une tranche de pain perdu.

A l’apéritif, anchoïade et poischichade, petits légumes crus et olives noires et charnues accompagnaient nos coupes de champagne.

Un grand moment de gastronomie, un vrai plaisir des sens, une parenthèse savoureuse alors que depuis des mois nous faisions abstinence pour respecter nos régimes respectifs.

 

 

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